Delacroix–New-York / New-York–Drancy

 Shani HA

 Artiste plasticienne, vit et travaille à New-York et Paris
ancienne élève au lycée E. Delacroix -Drancy

 

 ShaniHa

  

Présentation de l'OEUVRE de Shani HA : EmpathiCity

À la rentrée de 2017, le lycée Eugène Delacroix invite l’artiste plasticienne Shani Ha pour une présentation de son travail lors d’une conférence auprès de la classe de 209. La répercussion est immédiate sur l'ensemble des élèves des enseignements artistiques, mêlant intérêt et fascination pour le travail de l'artiste et son parcours professionnel.

  

 

 

Shani Ha vit aujourd’hui entre New-York et Paris et développe un travail à mi-chemin entre sculpture, installation et performance. 

   

Ce retour à Delacroix, plus de 10 ans après son baccalauréat, lui permet de “réactualiser la nostalgie des années lycée, et prendre le pouls de la nouvelle génération. J’ai pris un petit coup de vieux !” déclare-t-elle. Suite à la conférence donnée, Shani propose de travailler avec les élèves du lycée entre quelques allers-retours Paris /New-York. L'ancienne élève, artiste plasticienne aujourd'hui, suit à son tour la progression des réalisations d'élèves le plus souvent par échange mails. Une correspondance entre les élèves de la 209 et l'artiste reliant Drancy à New-York par un simple "clic" de souris d'ordinateur ! 

     

Parmi les œuvres abordées par Shani Ha, Empathicity a particulièrement retenu l’attention des lycéens.

Shani-Ha

  

EmpathiCity est une série d’interventions éphémères dans différentes villes visant à les rendre plus empathiques.
  

Shani Ha installe ses “Comfort Extensions” sur diverses surfaces des espaces publics afin d’introduire la possibilité d’une réappropriation positive des villes. Ses sculptures interactives confortables s’opposent à l’hostilité de certains éléments urbains afin de les rendre conviviaux et appréhendables par les passants.
  

Les études de sociologie urbaine montrent que les villes contemporaines sont pensées de manière standardisée et attendue, l’accent souvent mis sur la sécurité, ce qui laisse peu de place à l’imprévu et à la spontanéité. Nous devenons ainsi passifs et immunisés aux enjeux de la vie sociale. Cela entraîne un développement individuel égocentrique où l’empathie devient optionnelle.
  

EmpathiCity offre une pause aux passants qui peuvent dorénavant contempler le spectacle de la vie quotidienne et peuvent être reconnectés à leur propre capacité d’empathie.
  

L’invasion d’EmpathiCity fonctionne comme une série de graffitis sculpturaux qui contribuent à une appropriation attentionnée et positive de la ville. Les “Comfort Extensions” de Shani Ha sont inspirées de postures d’attentes observées dans les espaces publics. Ces interventions éphémères spontanées peuvent être vues comme « des manières actives d’affirmer son emprise en s’appropriant ponctuellement un fragment d’espace. Il s’agit presque d’une forme de protestation venant s’opposer au design normatif qui tend à scénariser nos usages et réduire notre réactivité », explique Shani Ha.
  

« EmpathiCity ne résout pas le problème mais s'y confronte. Mes interventions tentent de bousculer nos habitudes afin de les questionner en encourageant les comportements actifs et positifs. Mes “Comfort Extensions” sont des outils permettant d’expérimenter une réappropriation métaphorique et empathique des espaces de la ville. »
   

EmpathiCity a commencé en 2012 et a déjà voyagé à New York, Paris, Los Angeles, Bruxelles et Miami; et qui sait, peut-être, bientôt à Drancy au lycée Delacroix !   
 

www.shaniha.com 

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