Et si les œuvres parlaient ...

PROGRAMME D’EXCELLENCE Centre Pompidou / Atelier Sces-po du Lycée E. Delacroix

Et si les œuvres parlaient... Parcours théâtralisé dans les collections permanentes du Centre Pompidou
le 15 avril 2015

Mise en abyme de textes classiques et contemporains et d’œuvres contemporaines par Christine Farenc, une metteure en scène, comédienne, professeure de théâtre.

- Première lecture autour de l’œuvre
Erik Boulatov (1933 - ), « Printemps dans une maison de repos des travailleurs », 1988, Huile sur toile, Centre Pompidou

boulatovAmbigu, ce tableau, peint en 1988 en pleine perestroïka, joue avec les codes de la peinture officielle dictés par le régime, mais aussi les détourne. Ici, dans le jardin de cette maison de repos où la lumière décline, point d’héroïsation du travailleur. Tout au contraire, le tableau semble affirmer une vision mélancolique, qui laisse entendre que les héros sont fatigués ou perdus

Dans le cadre d'une démarche interactive, la comédienne et les élèves interprètent les différents personnages du premier acte de la pièce d'Anton Tchekhov de 1897, Oncle Vania.
Mais que sont devenus les personnages de la pièce, du tableau ? Seront aussi évoquées les thématiques communes aux deux œuvres.

 - Seconde lecture
Installation de Thomas Hirschhorn au Center Pompidou « Outgrowth » (excroissance)

hirschhorn

La comédienne propose la lecture du premier et du 12ième acte de la pièce de Wajdi Mouawad, « Ciels ».
La pièce se présente comme une énigme à résoudre : les personnages doivent déjouer un attentat terroriste de grande ampleur. Il leur faut déchiffrer des messages codés qui prennent appui sur deux tableaux de la Renaissance, L’Annonciation de Piero della Francesca et L’Annonciation du Tintoret.Isolée dans un lieu secret, l’équipe internationale de l’opération Socrate scrute le ciel et cherche à décrypter les messages invisibles que des terroristes y envoient. Quand l’un de ses membres se donne la mort pour des raisons obscures, ce ciel de toutes les voix et de toutes les nations s’obscurcit davantage : se pourrait-il que la beauté du monde enfante elle-même les démons de sa destruction.

 mabunda

 

Dans la salle « des territoires » et de la culture noire, lecture d'un extrait de la tragédie d’Aimé césaire, « le roi Christophe » (1963) autour de l'œuvre de Gonçalo Mabunda « Les Trônes armés » 2008.