L’Atelier Sciences Po et le programme d’excellence : sortie du 18 mars

 

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La journée passée au Centre Pompidou a été l’occasion de rencontrer des professionnels du milieu du spectacle et d’aborder la création contemporaine par la pratique : le théâtre et la danse étaient au rendez-vous !

 

En effet, les élèves ont pu visiter l’exposition Anselm Kiefer, guidées à travers les œuvres par Christine Farenc, comédienne, metteur-en-scène et professeure spécialisée en théâtre élisabéthain à Sciences Po.

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Christine Farenc a choisi de débuter la visite par une présentation des motifs récurrents dans le travail d’Anselm Kiefer : cet Allemand, né en 1945 utilise son travail comme un outil de mémoire et vise à interpeler en laissant le spectateur trouver le sens et l’interprétation de ses œuvres souvent multiformes et complexes. Sa création est souvent liée aux atrocités du nazisme et à la volonté d’empêcher les gens d’oublier cette période.

La première œuvre devant laquelle elle a choisi de s’arrêter était  Die Verlorene Buchstabe (La lettre perdue), composée d’une machine à écrire sous des décombres.

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Les élèves ont dû s’interroger sur la lettre qui était en train d’être écrite et imaginer l’histoire racontée au moment du bombardement et de l’ensevelissement de la machine à écrire « Au commencement, c’était dans un camp. Tout était calme. On ne savait pas ce qu’il allait se passer. Quand tout à coup… Ils sont tous morts. Et ça s’est fini. »

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La deuxième œuvre Ouroboros (2014) a été l’occasion de parler des différentes techniques utilisées par l’artiste et l’utilisation qu’il fait des références religieuses et mythologiques pour construire une œuvre.

 

 

 

 

 

 

La lecture de la troisième œuvre Oh Halme ihr Halme oh Halme der nacht (oh épis, vous épis, oh épis de la nuit) – 2012 a été possible par diiférents éclairages, par l’explication du plan Morgentau et le sens du poème.

kiefer 7kiefer 8Les élèves ont lu un poème de Paul Celan, rare poète à s’être engagé pour que la poésie en langue allemande perdure, malgré les atrocités commises pendant la Seconde Guerre Mondiale associées à cette langue. Chacune son tour a prononcé un vers du poème Sprache (la langue), tout d’abord en français, puis en allemand, langue qu’aucune d’entre elles n’apprend au lycée.

La quatrième œuvre Für Ingeborg Bachmann : der Sand aus den Urnen (Pour I. B : le sable sorti des urnes) -1998/2006 a permis d’évoquer la relation qu’entretenaient Paul Celan et Ingeborg Bachmann ainsi que l’importance de la psychanalyse et de la mémoire collective pour ce couple, mais surtout pour Anselm Kiefer.

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L’après-midi était consacrée à la création en danse contemporaine. L’atelier auquel ont participé les élèves au Studio 13/16 avait pour but de les faire lâcher prise, quelques jours avant l’oral d’admissibilité. Cette expérience consistait à suivre des danseurs sur quatre écrans, d’essayer de reproduire les mouvements, de plus en plus rapides et donc difficiles à suivre, jusqu’au moment où l’improvisation et le défoulement prennent la place du mimétisme. La pratique a été suivie par la rencontre avec les créateurs du projet Whouhaou !, Axelle Lagier et Julien Gaillac, danseurs professionnels et un entretien autour du métier de danseur et le processus de création d’un tel atelier.

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