Projet Pompidou : Exposition Pierre Huyghe et atelier créatif

La deuxième visite a eu lieu le 18 décembre et était consacrée à la rétrospective Pierre Huyghe. Cet artiste ne donne aucune clé pour comprendre ses œuvres ce qui a obligé les élèves à s’interroger sur le sens que l’on peut donner à une œuvre. Une exposition qu’ils ont qualifiée d’ « un peu folle », « pleine de mystère et de surprises ».

 

Ses installations très diverses mettent en scène le vivant et se basent sur l’altération de l’œuvre par le temps. Cette relation au temps a marqué les élèves qui y ont vu la principale originalité par rapport à leur représentation d’une œuvre d’art. L’utilisation d’êtres vivants les a profondément interpelés : la patineuse,  le chien à la patte rose, la statue à l’essaim d’abeilles et le bernard l’ermite vivant dans une reproduction de la Muse endormie de Brancusi ont été les éléments les plus marquants pour eux. L’installation Umwelt les a laissés par contre perplexes : comment peut-on dire qu’il s’agit d’une œuvre d’art ? « Ce ne sont que des fourmis qui se baladent »…

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Le 29 janvier, une dizaine d’élèves ont pu visiter le Centre Pompidou. L’objectif de cette visite était d’expliquer la structure et l’architecture du bâtiment. 

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La conférencière Malak Varichon a commencé son intervention par la confrontation des élèves à un mur d’images.

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Certaines photographies ont interpellé plus particulièrement nos élèves : l’image de l’œuf a été l’occasion d’évoquer le concours pour la construction du Centre Pompidou (49 pays et 681 projets présentés dont celui de l’oeuf, le cahier des charges que les projets architecturaux devaient respecter…) , celle du portrait de Georges Pompidou par Vasarely a permis de réfléchir sur la notion de monument historique et de l’importance d’une telle construction pour un homme politique, les photographies du logo conçu par Jean Widmer et du chat noir Mystère déambulant dans les couloirs du Centre ont permis de parler de notions telles que le design et la marque culturelle mais aussi de légende et des mystères qui entourent un tel lieu .

Après ce brainstorming, nous sommes partis à la découverte du lieu, armé chacun d’un feutre, d’un « appareil photo » (feuille blanche percée)  et d’une boîte en carton sur laquelle nous allions devoir reproduire ce que nous allions observer de ce bâtiment : le plafond de l’Agora, la vue sur la Rue Saint Martin et la fontaine Stravinsky, les pylônes ou gerberettes extérieurs…

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Après cet atelier ambulant, nous avons assisté à la conférence d’une architecte dont l’objectif était de faire découvrir l’historique du quartier et des évolutions de ce bâtiment selon les contraintes imposées par la mairie de Paris ou par les normes de sécurité appliquées aux bâtiments «  à grand hauteur accueillant du public ».

Cette dernière après-midi a été clôturée par l’exposition de nos créations.