Série Économique et Social

Le profil pluridisciplinaire de cette série permet d’envisager une poursuite d’études dans des domaines très variés : sciences humaines, sciences sociales, sciences économiques et sciences politiques, droit, lettres, langues, gestion, comptabilité, commerce (banque, assurances, vente, distribution, immobilier), ressources humaines ou encore l’enseignement.

Cette filière permet de poursuivre des études longues à l’université mais aussi dans certaines classes préparatoires (économique et littéraire) et dans les écoles de commerce. Certaines formations plus courtes sont toutefois possibles (BTS, DUT…) permettant d’obtenir une qualification professionnelle en deux ans après l’obtention du baccalauréat.

HORAIRES DES ENSEIGNEMENTS

 

Matières

Première

Terminale

Enseignements généraux

• Français

Philosophie

Histoire-Géographie

Éducation civique, juridique et sociale

LV1 & LV2

Éducation physique et sportive

Enseignement scientifique

Mathématiques

Sciences économiques et sociales

Accompagnement personnalisé

Travaux personnels encadrés (TPE)

4h

 

4h

0h30

4h30

2h

1h30

3h

5h

2h

1h

 

4h

4h

 0h30

4h

2h

 

4h

5h

2h

Enseignement de spécialité

Une spécialité au choix :

     - Mathématiques

     - Sciences sociales et politiques

     - Économie approfondie

 

1h30

Options facultatives

2 options au maximum :

     - Langues et cultures de l’antiquité : latin

     - Mathématiques

     - LV3

     - Théâtre

     - Éducation physique et sportive

     - Arts plastiques

3h

3h

 

TOTAL

27h30

27h

Consulter les coefficients et les durées d’épreuves : http://eduscol.education.fr/cid58532/serie-es.html

 

 

Sciences économiques et sociales

 

Les sujets de l’épreuve de SES montrent le degré d'exigence atteint, après trente ans d'existence, par l'ancienne section B, devenue ES depuis la réforme des lycées achevée en 1995.

Une section qui a amélioré, proportionnellement, plus que les autres ses performances : choisie par un jeune sur cinq en terminale, elle est appréciée par un nombre croissant de bons élèves si l'on en juge par les mentions au bac.

Une sorte de consensus semble se dégager sur l'importance de l'économie comme discipline "citoyenne". L'invasion progressive de l'actualité politique nationale et internationale par des problèmes et des débats économiques a fini par imposer l'idée qu'une culture de base dans cette discipline est indispensable. "Désormais, la moitié d'une classe d'âge reçoit une piqûre d'économie lors de son passage au lycée, contre seulement 5 % il y a trente ans. Le socle de la culture économique se fabrique là, et ce ne sera pas sans conséquence sur les relations entre citoyens, entre politiques et citoyens, entre chefs d'entreprise et salariés.

Beaucoup de bacheliers ES hésitent à affronter l'économie universitaire pure et dure, où ils se savent pénalisés par les mathématiques. Seuls 17 % choisissent un premier cycle "économie et gestion" ou moins prestigieux "administration économique et sociale" (AES). Ils sont quand même la moitié à faire de l'économie, si l'on tient compte de ceux qui préparent les écoles de commerce ou s'orientent vers les filières supérieures courtes type IUT-BTS. La réussite des bacheliers ES est flatteuse dans le supérieur : ils sont 65 % à entrer en deuxième cycle et, à âge égal, ils font aussi bien que les bacheliers S.

Sophie Gherardi, Le Monde, juin 1998 .

 

  

 

Eléments d’information sur le bac ES (économique et social)

 

Pour s’orienter au mieux, il faudrait que le choix optimise les trois contraintes suivantes : (1) les matières que l’élève aime (indépendamment des résultats), (2) les matières dans lesquelles l’élève a de bons résultats ou des facilités, (3) et les projets d’orientation. Pour ce dernier point, je voudrais développer quelques aspects qui reviennent souvent dans les questions et préoccupations des élèves et de leurs parents.

 

Il n’est pas inquiétant de ne pas avoir de projet d’orientation précis à 15 ans. On peut en avoir un très précis qui changera de multiples fois ou non. On peut savoir ce qu’on ne veut pas faire. On peut savoir, si on préfère des études courtes ou longues après le bac… Enfin, quoiqu’il en soit, la plupart des métiers de demain n’existe pas encore, et les actifs sont amenés à changer d’emploi de nombreuses fois dans leur vie professionnelle, alors rien ne sert de s’inquiéter sur l’absence de projet précis ! Il faut, par contre, que l’élève et sa famille prennent le temps de s’interroger, on finit toujours par avoir quelques pistes : j’aime / je n’aime pas écrire, j’aime / je n’aime pas les sciences et techniques, j’aime / je n’aime pas les langues, j’aime / je n’aime pas prendre la parole en public, j’ai / je n’ai pas une grande capacité et résistance au travail… Un projet d’orientation se construit et cela prend du temps !

 

(1) Goût(s) matière(s)

 

(3) Projet(s) d’orientation         (2) Résultats scolaires

 

Pour l’orientation en première ES, il faudrait donc répondre  un maximum de « oui » aux questions qui suivent  :

- j’ai aimé l’initiation aux SES en seconde, l’histoire-géographie, - je m’intéresse à l’actualité économique, sociale et politique, - je suis curieux de comprendre la société française, le monde contemporain, - j’aime écrire et argumenter (français), - j’aime effectuer des travaux de recherche, des travaux sur documents, des travaux en groupes, - j’ai un niveau au moins moyen en math, - j’ai un niveau au moins moyen en langues

 


 

- Le bac ES est un bac où l’écrit tient une place importante (il y a une dissertation de plus que pour les élèves de L et S) … ‚ … et où les math ont un poids également important (en termes de coefficient et de programme) - Le volume horaire des SES est important (d’où l’intérêt d’avoir apprécié l’initiation de seconde !) - Les élèves doivent se spécialiser selon leur profil (en fonction du projet d’orientation post-bac s’il est connu et/ou des matières où l’élève est à l’aise) : soit en math (choisie par 33,4% des bacheliers ES) : spécialisation fortement conseillée aux élèves souhaitant faire une classe préparatoire aux écoles de commerce (HEC) après le bac, et aux élèves voulant poursuivre en fac de sciences économiques et gestion. Soit en langues (choisie par 27,6% des bacheliers ES) : élèves doués en langues et/ou souhaitant faire des études supérieures en langues. Soit en SES (choisie par 38,9% des bacheliers ES) : les élèves à l’aise en SES désirant faire du droit (20% des bacheliers ES font un DEUG de droit, 40% des étudiants de droit ont un bac ES), sciences po, sociologie, … L’enseignement de spécialité SES est une initiation aux sciences politiques en première et un approfondissement des théories économiques et sociologiques en terminale.

  1. Remarque : le choix de ces options est une pré-spécialisation qui ne détermine absolument pas l’orientation post-bac. Il ne s’agit que d’une spécialisation préférable et indicative. Le choix de la spécialité rajoute 2 au coefficient de la matière choisie au bac, c’est-à-dire coefficient 7 à l’épreuve de mathématiques au lieu de 5, 5 à l’épreuve de langue au lieu de 3 et 9 à l’épreuve de SES au lieu de 7.

Indications en vrac :

 

- Comme les bac S et L, le bac ES permet aux meilleurs élèves et aux plus travailleurs de poursuivre en classes préparatoires : 43% des élèves de classes préparatoires économiques sont des bacheliers ES. - Les élèves de ES réussissent particulièrement bien les études de droit et les études de sciences politiques (50% des admis en première année de sciences po Paris sont des bacheliers ES, 30% bac S et 20% bac L, ). - Le bac ES, parce qu’il est un bac complet, fournit un panel très large de possibilités d’orientation desquelles il faut exclure les études scientifiques et de médecine (où la physique-chimie, les math et les SVT sont indispensables). - Les élèves de ES développent des qualités d’argumentation et une culture générale non négligeables. - Quelle que soit l’orientation choisie en première, il faudrait que ce soit celle qui permette à l’élève d’obtenir la meilleure moyenne au bac (si possible une mention) afin d’avoir un dossier scolaire « concurrentiel » pour être sélectionné en IUT, BTS, classes prépa, Sciences Po (IEP), écoles spécialisée (infirmière, éducateur…), IUP

 

Les types de débouchés métiers des bacheliers ES:

- les métiers de la gestion, finance, banque, assurance, comptabilité, marketing - les métiers du droit - la fonction publique, l’enseignement - les métiers de la documentation,  de la communication, du journalisme - la fonction commerciale - la fonction des ressources humaines - le secteur social et paramédical - les métiers du tourisme, des loisirs, de l’animation

 

   

 

Apprendre l'économie au lycée

 

Qui fait de l'économie en classe de seconde en France ?

La grande majorité des élèves des lycées, par le biais d'une option "sciences économiques et sociales" de deux heures trente hebdomadaires, très souvent choisie. Cet "enseignement de culture générale, pluridisciplinaire" vise à permettre aux élèves de mieux comprendre la société dans laquelle ils vivent, notamment son organisation économique, de tirer un meilleur parti des divers moyens d'information et de communication, de les préparer ainsi à travailler et à agir en adultes : producteurs, consommateurs, mais aussi citoyens plus conscients de leurs responsabilités". Parmi les notions que les élèves sont censés assimiler : besoins, ressources, famille, population active, chômage (définition et mesure), catégories socio-professionnelles, syndicats, associations et groupes de pression, revenus primaires, revenus de transfert, prélèvements obligatoires, entreprise, facteurs de production, relations du travail, valeur ajoutée, salaires, profits.

Quel est le programme en 1ere ?

Les sciences économiques et sociales (SES) occupent cinq heures par semaine en 1re ES. Les grandes parties du programme sont les suivantes : 1) les activités économiques (les agents et leurs relations, le circuit économique, la comptabilité nationale, le financement de l'économie); 2) le cadre social (la socialisation, individus et groupes sociaux, phénomènes culturels); 3) économie et société de marché; 4) institutions publiques (politiques économiques et sociales, crise de l'Etat providence); 5) la régulation sociale (opinion, sondages, règles, contraintes, conflits). En 1re ES, les élèves peuvent suivre l'option de sciences politiques (deux heures), dont l'objectif est "l'étude de la dimension politique des phénomènes économiques et sociaux" pour "concourir à la formation du citoyen".

Et en classe de terminale ES ?

Le programme est très ambitieux. L'introduction "indicateurs et tendances" doit permettre aux élèves de conceptualiser les notions étudiées. Suivent trois grands chapitres : 1) Les facteurs économiques de la croissance et du développement (travail, étude de certains apports de grands auteurs comme Adam Smith, Marx, Keynes). 2) Les processus du changement social (Durkheim, Marx, Weber, Tocqueville, mais aussi Bourdieu et Boudon). 3) La mondialisation et l’intégration économique. En enseignement de spécialité, le travail sur les auteurs est approfondi.

Qu'est-ce qui fait la spécificité des SES au lycée ?

Les instructions du ministère de l'éducation nationale insistent sur la contribution des SES à la formation de citoyens responsables. L'enseignement économique et social, plus ouvert que les autres sur l'actualité et les phénomènes contemporains, se caractérisent par un recours permanent à l'activité des élèves. Recherche et utilisation de documents, lecture de la presse.

Comment se présente l'épreuve au bac ?

L'enseignement de sciences économiques et sociales en série ES est évalué par un écrit d'une durée de quatre heures et de coefficient 7. Les candidats ont le choix entre une dissertation et une épreuve de synthèse. La dissertation s'appuie sur six documents variés (textes, graphiques, statistiques), qui doivent aider l'élève dans sa réflexion. L'épreuve de synthèse se décompose en deux temps : six questions de cours ou de savoir-faire (calculs d'indices, de taux) et une question de synthèse avec trois documents (un tableau, un graphique, un texte).

Les candidats ayant suivi l'enseignement de spécialité passent une épreuve écrite d'une durée d'une heure (coefficient 2).

 

Sophie Gherardi, Le Monde, juin 1998.